Le Style Skeleton

Les courses de skeleton ont pris fin le 15 février aux Jeux de Sotchi, et les téléspectateurs du monde entier ont enfin pu souffler et exprimer leur soulagement quand les médaillés sont montés sur le podium: personne n'est mort. Du point de vue de l'amateur de sports occasionnel, le skeleton a l'air d'être le sport le plus rapide, le plus effrayant et le plus dangereux du monde. Les participants plongent la tête la première dans une descente sur glace à bord d'une petite luge à plus de 120 km/h. Puis, s'ils ne s'écrasent pas, ils recommencent.

En 1923, la FIBT fut créée et trois ans plus tard le Comité international olympique donna le statut de sport olympique au skeleton (ainsi qu'au bobsleigh). À la suite d'un congrès de la FIBT à Paris, la décision fut prise de considérer les règles émises par Saint-Moritz (lieu où ce sport fut créé) comme règles internationales de skeleton. Elles seront appliquées à toutes les compétitions de ce sport dans le monde. En 1928, seule l'épreuve homme fut retenue lors des JO de 1928 à Saint-Moritz. Il faudra ensuite attendre 20 ans et 1948 pour revoir ce sport aux JO, toujours dans la même station helvétique avant qu'il ne disparaisse du programme olympique jusqu'en 2002. Ce sport retrouve de l'ambition après que la première piste artificielle fut construite en 1969 à Königssee en Allemagne et permit au skeleton de se développer et à ses compétiteurs de s'entraîner sans dépendre nécessairement des conditions météorologiques. Un an plus tard, une nouvelle luge fut créée et testée, destinée à permettre d'attirer plus de monde vers ce sport et à le rendre plus populaire ; de même de nouvelles règles furent édictées pour que chaque skeletonneur ait les mêmes chances au départ. Depuis ces années-là, la FIBT essaie d'étendre ce sport à d'autres nations et met en place une politique d'ouverture en partenariat avec les fédérations nationales pour la mise en place de structures comme les constructions successives de pistes à Calgary ou Albertville pour permettre aux jeunes de s'y entraîner.